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UN VOYAGE DANS LE TEMPS
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Une promenade à Monastir
commence toujours par le Ribat, majestueux édifice
dont la silhouette caractéristique, avec ses remparts
crénelés et sa tour de vigie, domine l'esplanade.
Fondé vers l'an 796, le Ribat, jadis forteresse
inexpugnable, ouvre aujourd'hui ses portes aux visiteurs
qui trouvent calme et fraîcheur à l'ombre
de ses remparts et de ses salles paisibles.
En été, un spectacle son et lumière
rend la vie aux vieilles pierres pour le plaisir des spectateurs. |
Un musée d'Arts Islamiques " Musée
Ali Bourguiba " a été établi dans
l'enceinte de l'édifice. On peut y découvrir
de superbes manuscrits en écriture coufique, certains
rehaussés d'enluminures, des tissus ancien de toute
beauté, des verreries, des objets en céramique
et des miniatures de différentes époques, autant
de témoins d'une brillante civilisation qui a connu
naguère son heure de gloire. Mais la véritable
pièce maîtresse de l'exposition, c'est peut être
cet astrolabe arabe fabriqué à Cordoue en 927.
En flânant à travers les diverses salles du Ribat,
admirez au passage, sur la courtine, une fort intéressante
collection de stèles gravées et de pierres tombales
remontant au XIe et XIIe siècle. Dans l'aile sud et
au premier étage deux salles de prière, dans
lesquelles certains ont voulu voir un " Ribat des femmes",
méritent également votre visite.
| Au sortir du musée,
le regard est accroché par une sorte de gigantesque
hangar presque adossé au Ribat et dont la présence
paraîtra pour le moins incongrue à cet endroit.
Ce sont les studios où furent tournés les
treize épisodes du feuilleton " Jésus
de Nazareth " et bien d'autres films aussi célèbres
que " les aventuriers de l'arche perdue " etc
La beauté exceptionnelle du site et l'incomparable
luminosité du ciel tunisien aidant, le succès
de Monastir ne fait que s'affirmer, du moins si l'on en
juge par |
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l'engouement des plus fameux
réalisateurs du grand et du petit écran.
Non loin de là, la Zaouia de Saïda est une
mosquée funéraire qui se trouvait enclavée
dans un deuxième Ribat, aujourd'hui disparu. Un
troisième Ribat appelé Zaoui de Sidi-Dhouib
vaut également le coup d'il. |
Mais la mosquée Bourguiba, de construction
récente (1963), paraît autrement plus somptueuse.
Fidèle aux formes héritées de la tradition,
elle offre le spectacle d'un travail raffiné et d'une
décoration particulièrement remarquable qui
en font un très beau spécimen de l'architecture
et de l'art traditionnels.
L'immense salle de prière construite en voûte
repose sur quatre vingt six colonnes de marbre rose. Une large
coupole précède le Mihrab, lui-même incrusté
de mosaïques dorées et ornée de colonnettes
d'onyx.
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Dix neuf portes en teck sculpté,
uvre d'artisans kairouanais, donnent accès
à l'édifice.
A l'Ouest de l'esplanade, deux pavillons octogonaux semblent
garder l'entrée de l'émouvant cimetière
marin où s'élève " la Koubba
", dôme de Sidi El Mezri, Saint patron de la
ville. Les petites tombes blanches qui s'éparpillent
jusqu'à la mer voisine donnent à la paisible
nécropole un charme indicible teinté de
cette mélancolie qu'éveille toujours le
souvenir de ceux qui ne sont plus.
Après avoir franchi une cour dallé, on accède
au mausolée de la famille Bourguiba, bel édifice
carré surmonté d'une coupole dorée,
flanquée de minarets jumeaux. Édifié
en même temps que la mosquée, c'est un magnifique
spécimen des techniques décoratives traditionnelles.
A la droite du monument, on peut voir le petit marabout
de Sidi Bouzid dont la coupole est constituée de
tubes de poterie ; à gauche, une autre coupole
des sépultures de la famille Bourguiba. |
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