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Problèmes d'achèvement et de
fonctionnement de l'amphithéâtre :
Des
thèses concernant l'inachèvement, voire le non-fonctionnement
de l'amphithéâtre ont commencé à
voir le jour avec les premiers explorateurs européens
et ont continué à avoir cours jusqu'au milieu
du XXe siècle. La non réalisation de certains
petits détails de finition comme par exemple l'absence
des sculptures qui devaient orner la plupart des clefs de
voûtes du rez-de-chaussée ne prouve nullement
que la construction de l'amphithéâtre n'a pas
été achevée et encore moins qu'il n'a
pas fonctionné. De tels inachèvements sont assez
courants pour de grands monuments de l'envergure des amphithéâtres
et peuvent être observés un peu partout et notamment
à Nîmes. A El Jem, en tout cas, les derniers
travaux de consolidation et de mise en valeur du monument
ont permis de noter de nombreuses traces évidentes
d'usure, de remaniement, de restauration ou de réparation
qui remontent à l'époque antique. On peut les
percevoir au niveau des voûtes, des seuils des grandes
portes de l'arène et du couloir de procession et surtout
sur le mur du podium qui au départ était orné
d'une simple couche d'enduit peint, plusieurs fois renouvelée,
avant d'être recouvert par la suite par d'imposantes
dalles de marbres jusqu'à une hauteur de 0,85m et à
partir de là par un revêtement de tuileau très
épais au dessus duquel on a ajouté un enduit
peint qui imitait l'aspect des dalles en marbre. L'arène
étant demeurée enfouie sous d'importantes masses
de décombres, tous ces détails avaient échappé
aux premiers visiteurs qui avaient été ainsi
amenés à douter de l'achèvement de l'amphithéâtre
et de son fonctionnement.
En revanche certains parmi les indices nouvellement
découverts concernent la date d'abandon de l'amphithéâtre
comme espace de loisirs. Dans une couche de remblais de 0,50m
d'épaisseur qui s'est accumulée au dessus du
sol antique autour de l'édifice, on a découvert
de nombreuses lampes ou fragments de lampes datables du milieu
et de la seconde moitié du Ve siècle. On peut
penser donc que l'abandon du monument a pu se situer soit
au début soit au cours de la période vandale.
Le triomphe du christianisme justifiant par ailleurs le déclin
des jeux d'amphithéâtre. L'édifice aurait
ainsi connu plus de deux siècles de fonctionnement
en tant qu'espace ludique, si l'on admet qu'il a été
édifié au cours des premières décennies
du IIIe siècle. Auparavant les citoyens de Thysdrus
avaient pu disposer de deux autres amphithéâtres
beaucoup plus modestes et qui se sont succédés
dans le temps.
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